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MICHELANGELO
New technology to help children with Autism

Principes et Objectifs

L’évaluation du statut clinique du trouble d’un enfant et les interventions thérapeutiques sont conduites le plus souvent dans un environnement clinique. Souvent cette approche implique une efficience réduite essentiellement si l’on tient compte :

  1. du contexte « artificiel » de l’environnement clinique qui génère de nombreux artefacts et qui ajoute des biais systématiques ou non systématiques quant aux résultats qui du coup peuvent ne pas rendre compte du comportement de l’enfant dans la « vraie vie ».
  2. le manque de caractère intensif de ces interventions thérapeutiques (juste quelques heures durant la semaine) en limite les bénéfices thérapeutiques comme ça a pu être montré dans des études récentes.
  3. Le caractère peu individualisé des protocoles, essentiellement dû à l’absence de connaissance à priori de quel traitement, de quelle méthode sera la plus efficace pour un enfant donné.

Le projet MICHELANGELO a pour objectif de dépasser ces trois grandes problématiques, en transposant au maximum du possible, l’évaluation et l’intervention thérapeutique d’un environnement clinique à un environnement plus naturel à savoir le domicile de l’enfant et par l’utilisation de techniques peu ou pas invasives. A titre d’exemple, les analyses en EEG quantitatives (QEEG) ont prouvé leur capacité à identifier des dysfonctionnements dans différentes régions du cerveau chez les individus autistes mais l’invasivité du système actuel introduit de nombreux biais sur les résultats expérimentaux qui ne permettent pas de conclure sur la nature réelle des ondes associées aux comportements et à leur connectivité.

MICHELANGELO a l’ambition de minimiser ses biais et d’en moduler les effets en produisant un système non invasif par essence de telle sorte que les patients deviendront « inconscients » de sa présence. Il devrait permettre au patient de bouger librement dans son propre environnement alors qu’au même moment, celui-ci sera en situation d’interaction et de stimulation tout en étant observé en continu au niveau des activités électriques EEG.

De la même façon, plusieurs études ont rapporté des changements de certains paramètres physiologiques (le rythme cardiaque, la pression systolique et diastolique, la température corporelle, la conductance cutanée, la température des extrémités, l’index de sueur) comme des reflets du changement lors de programme de réhabilitation de patients ayant eu un accident cérébral. L’approche du projet MICHELANGELO comprendra également une série de capteurs portatifs et non invasifs qui permettront de suivre ces différents paramètres.

Le projet MICHELANGELO, même s’il s’inscrit dans une dynamique intensive délibérée, devrait être extrêmement contrôlé d’un point de vue des dépenses puisqu’il devrait permettre une implication minimale de professionnels de santé.

Un autre objectif important du projet MICHELANGELO est de permettre l’ouverture à de nouvelles opportunités dans le champ du traitement et de la recherche personnalisée en autisme. Les technologies pourraient permettre d’éviter de trop restreindre la recherche à de vieux paradigmes d’observation de laboratoire qui du coup n’utilisent que ponctuellement des mesures techniques et abusent du moyennage des données à travers un groupe. Les technologiques actuelles peuvent permettre de prendre en compte la richesse de la compréhension des individus. Chaque enfant est unique avec un problème unique. Du coup, les procédures éducatives et thérapeutiques doivent être conçues sur mesure en tenant compte de cette unicité.

Même si la plupart des chercheurs sont d’accord avec l’idée qu’il est nécessaire d’établir un traitement individualisé pour chaque enfant, de nombreuses difficultés restent sans réponse et sont encore à explorer.

  1. On sait très peu de chose sur comment individualiser des protocoles thérapeutiques et très peu d’études ont été conduites comparant différentes technologiques ou approches et les validant.
  2. De la même manière, on sait très peu de chose sur comment décider à priori quelle intervention à plus de chance d’être bénéfique pour un enfant donné.

Le projet MICHELANGELO a pour objectif d’aborder certaines de ces questions en comparant les effets de différentes méthodes à partir des outils techniques décrits plus haut.

[5] (B. Remington, R.P. Hastings, H. Kovshoff, F. degli Espinosa, E. Jahr, T. Brown, P. Alsford, M. Lemaic and N. Ward: “Early intensive behavioural intervention: outcomes for children with autism and their parents after two years” – American Journal on Mental Retardation – vol. 112, number 6:418-438; November 2007). [6] Electroencephalogram (EEG) measures brain waves; it shows the variations in electrical potentials at a number of scalp sites. Inside the brain neurons produce their own electrical fields; it is thought that an unhealthy brain will have large changes in the electrical potential compared to the potentials produced by a healthy brain. A brain map (quantitative QEEG) could be provided. [7] R.E. Laibow, A.N. Stubblebine, H. Sandground, M. Bounias: “EEG NeuroBioFeedback Treatment of Patients with Brain Injury – Part 3: Cardiac Parameters and Finger Temperature Changes Associated with Rehabilitation”, 2002; presented at the 2001 Society for Neuronal Regulation, 9th Annual Conference, Monterey, California, USA.

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